Matsubara, l'ambassadeur du karitaky.

Cette année, Matsubara a fait son entrée officielle dans
le monde du spectacle où il a amené le karitaky, un rythme bien de son Ihorombe
natal, sur la scène de l’ IFM et surtout étant l’auteur-compositeur-interprète
de la bande originale du film Malaso, réalisation de René Fulgence Tovondrainy.

Que du chemin qu'il a fait jusque là, depuis qu'il faisait partie de la Chorale de la Mission Catholique de Ihosy à 14 ans. C’est justement un de ces prêtres
missionaires de la région qui l’a toujours encouragé dans sa passion pour la
musique. Et même des années plus tard, il a toujours eu la chance de pouvoir se
servir du studio de la  “Radio Avec” de
Ihosy (affiliée à la Radio Don Bosco d’Antananarivo), celle qui a aussi diffusé sa première chanson en 2001, durant
l’éclipse solaire, se rappelait-il.

Mais comme il est bien difficile de vivre de la musique à
Madagascar, Matsubara a dû troquer sa passion contre l’enseignement.

Et après une bonne quinzaine d’années, le voilà le prof
d’anglais, et aussi consultant auprès de plusieurs organisations américaines,
qui nous revient, plus convaincu que jamais, pour en faire de la musique - de
sa musique -  un vrai boulot de pro.
Car  il avoue que dans sa famille,
quoique tout le monde sait chanter, il est le seul à y croire en sa vocation de
devenir un professionnel.

Parlons alors de son parcours musical, lui qui, avec sa
guitare, est le seul à écrire, composer et interpréter ses chansons. Des
quarante titres de son répertoire, 18 sont déja diffusés sur les ondes. Une
musique au couleur du beko et du tsapiky, typiques de sa région d’origine. Bien
qu’il aime écouter différents types de musique, on reconnait dans ses chansons
l’influence des “angola” et “antsa”, traditions vocales de cette zone.

Et il y a surtout le karitaky qui n’est pas tout à fait
une musique. C’est plutôt une danse du pays bara, mais qui donne un tout autre
rythme avec la percussion. C’est cette touche de karitaky que Matsubara donne à
certaines de ses chansons pour le moment. Dans un futur proche, il compte nous
faire connaitre cette danse plus amplement.

En tout cas, Matsubara a confiance, quant à ses projets
d’avenir. Les mélomanes, comme il dit, aimeront toujours, quelle que soit la
musique. Le public aura juste à s’habituer avec les nouveaux genres.

Et parlant de projets donc, retenez ces quelques
informations, qu’après le cabaret au Cercle Mess Soanierana le 31 octobre
prochain, il sera à Toamasina au mois de novembre, à Toliara en décembre, à
Paris en avril 2016. Tandis que le prochain DVD sera dans les bacs d’ici 4
mois. Et surtout, une collaboration avec Stéphanie, celle de faire une version
anglaise de deux de ses chansons mais qui seront toujours inteprétées par elle.

Et pour conclure, Matsubara  fait appel à notre bon sens. Et nous pensons
que ça vaut pour tous les artistes, car la musique vit et survivra grâce à nous,
auditeurs et fans. Il serait peut-être mieux que ses paroles soient transcrites
telles qu’elles ici : "Mba ilazana ireo malagasy
iray rà amin’ny tena hahay na hianatra hankasitraka ny asa ataon’ny hafa ka
hanisy vidiny azy. Tsy mbola naheno aho gasy namana ka mba nanontany hividy ny
sangan’asanay, na hira io na ireny film ireny, fa dia hoe mba omeo amin’ilay
izy izahay."

A bon entendeur, donc, salut. 

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