Un spoutnik à la Jaha.

Des astronautes tous gabarits, du jijy au heavy métal.

Des voyageurs avides de “revy manonja”.

Tout le monde est invité, et le monde de Facebook et serasera.org était de l’expédition.

Pendant qu'on s’achemine vers le lieu - l'Ile de la Jatte, ou AnosiJatte, plus sympathiquement  - dans le jardin à côté, qui on voit ? Le Maestro qui se concentre dans la nature, une petite bouteille d’eau à la main, une petite valise à côté.

Arrivé à la base, toute l'équipe qui s'active ; ça mijote, ça mitonne. On se prépare pour l'embarquement.

Avec un peu de retard - qui, en fin de compte, se passait  inaperçu tellement on profitait de l'occasion pour se faire connaissance, papoter, rigoler, faire des photos à gogo - nous voici au décollage.

Les astronautes en place.

Bienvenue à bord du Spoutnik “MKAJOR – ERTR” ou tout simplement  "MilonKazar-ArisonJaha-OlombeloRicky    EdgardRavahatra-ThierryRaharisoa"

Deux heures et demi de voyage interplanétaire. Sons et lumières au rendez-vous.

Le Maestro – tantôt jaune, tantôt rouge, tantôt bleu sous l’effet  du LSD lumineuse à sa droite - sortait ses plus beaux slams avec lesquels il nous faisait rêver et rigoler à toute heure sur facebook.

Ses compagnons de vol l’accompagnaient qui de leur guitare, qui de leurs percussions, qui de leur belle voix.

Entre les strophes, des mélodies connues comme Ikalangita,...

Dans le repertoire aussi, Ricky entonnait Ditsoka avec la grande voix de la petite Rentizo – et quel délice !

Milon – de par sa gratte toute heavy, a fait son spectacle. De fans, il y en avait plus d'une...

Puis Edgard avec Je t’aime et Avy n’a jamais ouvert ses yeux en amandes, tandis que sa version de Bakomanga a rechauffé encore plus la salle.

A un certain moment de la soirée, Milon, avant de s’approvisionner, offre le kérozène rouge au public. Je trouvais vraiment super ce concept d’abolir toute forme de barrières : aucun rideau, aucune marche vers la scène, zen attitude totale qui, bien sûr, entrainait quelques temps mort, quand la soussignée, ne sachant dire non à ce nectar a mis quelques minutes pour prendre des verres au fond de la salle.

N’empêche qu’à mi-chemin, une petite pause de 10 minutes nous a permis d’avaler deux sources, “amuser les gueules” et reprendre nos souffles. Puis on a repris à flotter et à flotter encore plus.

Mais comme dans tout voyage dans l’orbite, le Spoutnik passe aussi dans des zones de turbulence, et ce, du coté des “Tabataba Girls”, selon toujours les termes de Mr Blou.

Et quand à 23h et quelques, le Maestro sort un tube de Badabada, la première file de cette zone de turbulence s’est fait embarquer dans le flot de “Tiako e revirevinao babe, tiako e pasipasinao babe e”.  Ensuivait une émouvante performance de Ricky  en hommage à toutes les mamans qui allaient avoir leur fête le surlendemain : “Izy e, izy indrindra, izy e ; izy e, fitiavana be”.

Malheureusement tout voyage a un port d’arrivée, et notre spoutnik nous ramenait à terre ferme. Un beau voyage empreint de simplicité et de sympathie qui nous fait encore planer des jours après.

Merci Jaha, Thierry, Milon, Edgard et Ricky,

(Merci Mr Blou et Madazikart pour les belles photos)

 

Ikalamako